La fin de l'identification
Après le début de la puberté, l'animal perd de son attrait parce que l'adolescent n'a plus besoin de s'identifier à lui. Les liens ne sont pas rompus pour autant. L'animal ne considère plus son maître comme un enfant mais comme un concurrent dans la hiérarchie et il peut montrer des signes d'agressivité à l'égard de l'adolescent. Le jeune maître doit alors s'imposer comme chef en remettant le chien à sa place de dominé par des ordres sans réplique mais sans brutalité. Les relations entre un chien mâle et une adolescente peuvent aussi se modifier. Le chien risque de devenir possessif et menacer ceux qui s'approchent de sa maîtresse. Les problèmes sont plus rares avec les chiennes.
Einis et Grinstein ont réalisé en 1994 pour le compte de l'AFIRAC une enquête auprès de jeunes de la banlieue parisienne issus de milieux socioculturels relativement défavorisés. Les deux tiers de ces jeunes possédaient des animaux de compagnie (chien, chat, oiseau, poisson, tortue). La connotation affective dans la perception de l'adolescent sur sa relation avec l'animal est évidente dans 90% des cas. La disponibilité complète de l'animal et sa fidélité apparaissent comme des éléments clés de cette relation. Dans le même temps, l'animal devient le support des pulsions agressives de l'adolescent.